Sac à conte, tapis conté, malle à contes, boîte à conter, marottes, cartes, etc… autant « d’outils »  que l’on utilise pour conter devant les enfants, mais que les enfants peuvent aussi utiliser pour conter eux-mêmes par la suite, après avoir appris à les utiliser par petits groupes avec un adulte.

A chaque conte, on choisit l’outil idéal en fonction de l’objectif visé…

Après notre article publié hier et présentant le conte de la moufle, nous vous proposons quelques-uns des outils créés et utilisés par les membres de notre association.

Le sac à contes avec les personnages et la moufle :

Dans les photos ci-dessous, les personnages sont ceux de « la moufle » de Florence Denouveaux, transférés sur tissu et rembourrés. La moufle a des pressions qui permet de la faire éclater… indéfiniment ! C’est une réalisation de Marianne Chassat.

     

Voici encore un exemple de sac à conte de la moufle, celui des sorcières,  mais avec une moufle avec un scratch et des peluches pour les personnages.

Les peluches ou personnages rembourrés  « que l’on peut prendre en main, sont très efficaces avec les jeunes enfants car beaucoup plus sensoriels. Ils donnent une vraie matérialité aux personnages » *

Nous ferons ultérieurement un article sur des utilisations possibles des sacs à contes.

Le tapis conté

Le principe est le même que le sac à contes, mais à une échelle plus grande pour une contée en groupe. On y trouve aussi un espace pour délimiter le conte.

Peluches, marionnettes, objets détournés (tapis vert pour l’herbe, ouate pour la neige, maison pour le bonhomme, etc…) permettent de faire un tapis conté.

Il présente l’intérêt de proposer un espace borné*: points de départ et d’arrivée de l’histoire clairement identifiés: maison du bonhomme à gauche et moufle au milieu. Représentation des espaces : la maison, la forêt.

Voici le tapis conté des sorcières:

La malle à conte

Utilisée par l’adulte pour raconter et ritualiser cette contée devant les enfants.

Elle ne sera pas utilisée telle quelle par les enfants mais les personnages et accessoires pourront l’être, eux. Cette création est de Catherine Gironde qui conte pour ses élèves de petite section.

Les cartes à conter

On peut utiliser les cartes des actions clefs du conte : chaque animal apparaît par l’ordre chronologique dans l’histoire et pour leur entrée dans la moufle.

« Les cartes sont là pour soulager la mémoire de l’enchaînement des événements de l’histoire et aider les enfants à se concentrer sur la mise en discours du récit. »*

Les cartes à conter ci-dessous sont celles proposées par les sorcières :

Cartes à conter « La moufle »

La boîte à conter

Les cartes à conter peuvent être rangées dans une boîte à conter où on met sur une des faces l’illustration que nous avons choisie pour la moufle (un album référence ou une illustration originale).

Dans la boîte à conter, on ajoute les éléments supplémentaires comme l’espace du conte (une feuille verte pour figurer l’herbe, des morceaux de tissu blanc pour figurer la neige, une maison dessinée et plastifiée au besoin).

 

Les marottes

On peut les fabriquer en collant sur des bâtons les images des Cartes à conter « La moufle » ou des illustrations faites par les enfants.

On peut également utiliser des objets du quotidien comme Catherine Gironde:

   

 « Les marottes aident de nombreux enfants à comprendre le rôle qui leur est attribué et leur facilite la prise de parole derrière le personnage. *

Un enfant sans personnage peut prendre en charge la partie narrative. »*

 

Les masques

Pour que l’enfant se mette dans la peau du personnage*, tout comme les marottes.

Voici des modèles proposés par les sorcières que les enfants peuvent peindre ou colorier:

masques la Moufle

 

Cette liste d’outils n’est pas exhaustive. Nous aurons l’occasion d’en présenter d’autres pour d’autres contes au fil des articles de notre blog.

 

NB: * toutes les citations en italique sont issues du site Eduscol : L’ORAL – Ressources pour la classe :

https://cache.media.eduscol.education.fr/file/Langage/42/5/Ress_c1_langage_oral_activite-ritualisees_456425.pdf

 

Le Kamishibaï

C’est un « petit théâtre de papier » japonais composé d’un cadre (le butaï) et de planches que l’on fait glisser pour voir en même temps que la contée les différents tableaux de l’histoire. Vous pouvez aller à l’onglet « ressources »

pour de plus amples renseignements

 

Les enfants peuvent confectionner eux-mêmes les différents tableaux de l’histoire en dessin, peinture, collages ou même avec des objets mis en scène que vous pouvez photographier.

Voici une autre technique qu’a choisie Caroline Saadi pour son kamishibaï : un photomontage avec photo de fond et incrustation des personnages. L’originalité de ce montage est de voir tout à tour la moufle dans la forêt et de voir ensuite les animaux dans la moufle.