Les fables sont un bel exemple de ces histoires qui voyagent à travers l’espace et à travers le temps ! Ce que raconte Jean de La Fontaine, d’autres l’ont raconté avant lui… et d’autres après lui ; chacun s’appropriant l’histoire, dans son propre style et en faisant sa propre morale …  chacun mettant « son grain de sel dans la tradition » pour reprendre une expression que nous aimons beaucoup (et que nous tenons de notre ami Charles Piquion).

Des versions d’Esope à celles que nous racontons aujourd’hui, 27 siècles sont passés…  et pourtant, au fil des siècles, ces récits gardent tout leur sens et,  souvent, les morales restent pertinentes…

 

Alors, voici une présentation non exhaustive des fabulistes qui ont inspiré La Fontaine et de ceux qui l’ont suivi..

Vous trouverez également dans l’article sur chacune des fables contées sur notre site des présentations des différentes versions.

Les fabulistes de l’antiquité

Ésope
(VIIe-VIe siècle avant JC)

Fabuliste grec, Ésope est un personnage à demi-légendaire.

On sait peu de choses sur lui.  Le témoignage le plus ancien est celui d’Hérodote, selon lequel Ésope aurait été un esclave.  Après avoir été affranchi, il aurait voyagé dans plusieurs pays, notamment en Orient. Il était laid, disgracieux, bègue et boiteux.

On lui attribue plus de 300 fables (Aesopica) qui mettent en scène des animaux et présentent une morale pratique.

En fait, Ésope est probablement plutôt un conteur qu’un écrivain. Il est presque certain qu’il n’écrivait pas les fables qui lui sont attribuées.  Elles sont le fruit de la tradition orale. Mais Ésope était si populaire, sa réputation était si grande que toutes les fables remontant à la plus haute antiquité, dont il circulait des rédactions en prose, lui ont été attribuées.

La Fontaine revendique ce qu’il doit à Ésope :  « Je chante les héros dont Ésope est le père » écrit-il.

Portrait d’Ésope par Velasquez

Portrait d’Ésope par Velasquez

 

Phèdre
(15 av JC- 50 ap JC)

Phèdre est un écrivain latin. À peu près le tiers de son œuvre est repris d’Ésope dont il adapte les fables ; les deux autres tiers sont issus de son imagination. Phèdre raconte aussi des histoires d’animaux, mais il met en scène également des personnages humains et parmi ceux-ci Ésope. Au total, il composera 5 livres de fables.

 Phèdre      Caius Julius Phaedrus - Les fables de Phèdre affranchi - Catawiki

Cliquer pour lire les fables de Phèdre sur le site BNF Gallica

 

Babrius  

(fin du IIe siècle – première moitié du IIIe siècle)

Babrius est un fabuliste romain de langue grecque. C’est lui qui réécrivit a posteriori les fameuses fables imaginées par Ésope,

Photo de Babrius             Fables de Babrius / traduites en français par M. Sommer,... ; avec le texte grec en regard, revu par M. Théobald Fix | Gallica

Cliquer pour lire les fables de Babrius sur le site BNF Gallica

Avianus

(fin IVe siècle après J.-C.)

Avianus (Flavius Avianus de son nom complet) est un poète romain.

Il serait l’auteur de 42 fables imitées d’Ésope.

Les Fables d’Avianus ont connu au Moyen Age un succès éclatant : augmentées de morales édifiantes par les maîtres d’école et les grammairiens médiévaux, elles sont lues par tous les élèves.

 

Romulus et isopets du Moyen-âge

Au Moyen Âge , les fables de Phèdre sont recopiées dans les monastères et font l’objet, vers 1175, de deux adaptations en vers latins, qu’on appelle Romulus :

  • Le recueil de Walter l’Anglais compte 60 fables. Il était le chapelain du roi d’Angleterre Henri II Plantagenêt et a rédigé ces textes pour l’éducation du jeune roi de Sicile Guillaume II. Des moralités à portée générale viennent conclure chaque fable sur un ton sentencieux.
  • Le recueil de l’Anglais Alexandre Nequam : ses 42 fables animalières sont avant tout un outil d’enseignement, destiné à fournir des exemples moraux pour les sermons.

A sa suite, plusieurs recueils de fables en français sont rédigés et diffusés sous le nom d’Isopets.

Un isopet ou ysopet est donc un recueil de fables du Moyen Âge.

Le mot viendrait du nom d’Ésope, considéré comme le père de la fable.

Marie de France

Vers 1180, la poétesse Marie de France écrit le premier recueil de fables en français à partir du Romulus. Elle est la première à concevoir la fable en tant que genre littéraire à part entière où il est possible de faire œuvre créatrice (un quart de ses 103 fables sont nouvelles), et met davantage en avant la morale que le récit lui-même.
Marie de France  vécut à la cour d’Henri II et d’Aliénor d’Aquitaine. Elle est considérée comme la première femme poète française. Elle nous a laissé des poèmes d’amour et un recueil de fables, le Dit d’Ysopet.

On peut écouter des fables de Marie de France sur France Culture, dans l’émission « Poème du jour avec la comédie Française » qui propose :

Le chien et la brebis (fable n°4 lue ) par Hervé Pierre : Cliquer ici pour écouter la fable sur le site de France Culture

Le renard et l’aigle (fable n°10 lue par Clément Hervieu-Léger ) et L’agneau et la chèvre (fable n°32 lue par Marie-Sophie Ferdane): Cliquer ici pour écouter les deux fables sur France Culture

Le voleur et les brebis (fable n°33 lue  par Grégory Gadebois) : Cliquer ici pour écouter la fable sur le site de France Culture

Le lion malade et le renard (fable n°36 lue par Marie-Sophie Ferdane)Cliquer ici pour écouter la fable sur le site de France Culture

La biche et le faon (fable n°92 lue par Sylvia Bergé et Antoine Formica) : Cliquer ici pour écouter la fable sur le site de France Culture

Enluminure représentant Marie écrivant son ysopet,
réalisée par « Le Maître de Papeleu »
(réalisé vers 1290) 

 

Le roman de Renart

On retrouve les thèmes de ces fables dans d’autres œuvres du Moyen Âge.

La plus célèbre est « Le Roman de Renart », un ensemble de textes disparates  (ou « branches ») composés principalement entre 1170 et 1250, et dont la source remonte aux fables antiques, à des récits folkloriques et à des textes en latin comme l’Ysengrimus du moine Nivard (1148).

Les plus anciennes branches du Roman de Renart sont le récit du long conflit qui oppose le goupil et les autres animaux de la forêt et de la basse-cour  : Chantecler le coq, Tibert le chat, Tiécelin le corbeau, Brun l’ours et surtout son pire ennemi, le loup Ysengrin.

La lecture de cet extrait nous montre la similitude avec l’œuvre de La Fontaine.

« Mon Dieu, s’émerveille Renart, comme votre voix devient claire !
Comme elle devient pure !
Si vous renonciez à manger des noix,
vous chanteriez le mieux du monde.
Chantez donc une troisième fois ! »
[Le corbeau] s’époumone
et, tout à son effort, il ne s’aperçoit pas
que sa patte droite se desserre.
Et le fromage de tomber à terre
tout juste aux pieds de Renart. »

Roman de Renart, branche II, traduite par Jean Dufournet et Andrée Méline.

Les fabulistes orientaux

Le Pañchatantra

Le Pañchatantra, le plus ancien recueil de contes et de fables de la littérature, vient de l’Inde, pays riche en contes et légendes.
C’est un recueil écrit en sanscrit autour du IIIe siècle par un brahmane légendaire désigné en Occident sous le nom de Bidpaï ou Pilpay.

Les fables auraient été recueillies par ce brahmane afin d’enseigner le Niti (“la sage conduite de la vie”) à destination des princes.

En tout, il y a quatre-vingt-quatre fables imbriquées à la façon des mille et une nuits, ce qui était la manière de conter traditionnelle des Indiens pour soutenir l’attention.

D’abord traduit en vieux perse (pehlevi) pour le compte d’un empereur iranien du VIe siècle, le Pañchatantra est ensuite transcrit dans de nombreuses langues.

Lien pour consulter un exemplaire du Pantchatantra traduit en 1826 par l’Abbé Dubois

Kalîlah wa Dimnah

Vers 750, Abdallah Ibn al-Muqaffa le traduit en arabe sous le titre de Kalîlah wa Dimnah (Kalila et Dimna).

En fait, ce  livre Kalîlah wa Dimnah diffère du Pañchatantra. Il est divisé en dix-huit chapitres, dont cinq seulement correspondent au livre indien (chapitres V, VII, VIII, IX et X). Beaucoup de contes n’ont pas été repris dans la version arabe, et celle-ci, à son tour, en contient d’autres qui manquent dans le texte du Pañchatantra.

 

Le titre, Kalîla wa Dimna, vient des noms de deux chacals qui sont les héros du premier conte du premier livre.

« Kalila et Dimna sont deux chacals vivant à la cour du lion, roi du pays.

Si Kalila se satisfait de sa condition, Dimna en revanche aspire aux honneurs, quels que soient les moyens pour y parvenir. Chacun des deux justifie sa position en enchaînant des anecdotes, qui mettent en scène des hommes et des animaux et délivrent des préceptes et des morales.»[1]

 

«  L’adaptation du persan en arabe, réalisée par Ibn al-Muqaffa‘ obéit aux préoccupations de son auteur.

Premier grand prosateur de langue arabe et haut dignitaire de l’administration, Ibn al-Muqaffa‘ consacra ses écrits d’une part à l’éthique politique, exprimant sa conception du pouvoir, d’autre part au savoir nécessaire à l’homme pour se bien conduire sur terre et assurer son salut dans l’au-delà (l’adab). Sous la forme voilée de la fable, les deux héros, des chacals nommés Kalîla et Dimna, rapportent au long de dix-huit chapitres des anecdotes (une histoire par chapitre), relatent des intrigues de cour, donnent des conseils et édictent des règles de conduite.[2] »

 

Le Kalîla wa Dimna a été joliment enluminé, en particulier par l’école de miniature persane de Hérat en Afghanistan au XVe siècle.

 

Lien pour consulter un exemplaire de Kalīla wa-Dimna

Pour en savoir plus :

[1] Voir l’article et écouter l’émission  » Ce que La Fontaine doit aux arabes » sur le site de France Inter

[2] Voir l’article sur le site de la BNF

 

La diffusion des contes orientaux en France

La version arabe d’Ibn al-Muqaffa‘ entraine une immense diffusion de ce texte en orient comme en occident. Elle est traduite en de nombreuses langues :  au début du XXe siècle, on en recensait près de deux cents versions dans une cinquantaine de langues.

En France, elle a inspiré de nombreux écrivains (Marie de France, Straparola, Perrault, Grimm, La Fontaine…. )

A partir du septième livre de ses Fables, La Fontaine se serait intéressé aux fables orientales en entendant François Bernier, médecin et philosophe, dans les salons de Madame de La Sablière. Cet homme avait exercé en Inde, comme médecin du Grand Moghol Aurengzeb pendant huit ans et avait ramené de ses voyages des contes écrits par Pilpay (ou Bidpaï) du nom du sage hindou dont Ibn al-Muqaffa cite comme auteur des contes du  Pantchatantra.

 

Jean de La Fontaine se serait inspiré principalement de la traduction de David Sahib d’Ispahan publiée en 1644 :

  • Le livre des lumières ou la conduite des rois composé par le sage Pilpay indien  par David Sahib d’Ispahan.

Sous ce pseudonyme se cache Gilbert Gaulmin, un orientaliste réputé qui traduit du persan.

Lien pour consulter l’ouvrage

La Fontaine a également pu lire:

  • Specimen sapientiæ Indorum veterum. Il s’agit d’une traduction en latin du Kalîla wa Dimna, datant de 1666, effectuée par un religieux, le père Poussine, à partir d’une version en grec. C’est seulement dans cet ouvrage que l’on retrouve quelques fables en particulier (Le Chat et le Rat, Les Deux Perroquets, le Roi et son Fils ou La Lionne et l’Ourse).

Vingt-quatre fables de La Fontaine trouveraient leur origine dans les traductions des fables de Kalîla wa Dimna soit environ 10 % de l’ensemble des recueils, et plus particulièrement :

  • La tortue et les deux canards
  • La laitière et le pot au lait
  • La belette et le petit lapin
  • Les Poissons et le Cormoran
  • Le chat et le rat
  • La souris métamorphosée en fille
  • Les deux Pigeons

 

Jean de La Fontaine reconnait ses inspirations orientales.

Voici l’avertissement qui ouvre son second recueil en 1678 :

« Voici un second recueil de fables que je présente au public (…).
Seulement je dirai, par reconnaissance, que j’en dois la plus grande partie à Pilpay, sage indien.
Son livre a été traduit en toutes les langues. Les gens du pays le croient fort ancien, et original à l’égard d’Ésope, si ce n’est Ésope lui-même sous le nom du sage Locman.
Quelques autres m’ont fourni des sujets assez heureux. »

 

Pour en savoir plus :

Lire l’article sur le site gallica-bnf sur les sources orientales de La Fontaine

 

Les fables à l’époque moderne
(XVIe- XVIIIe siècle)

 

Guillaume Haudent

Maistre Guillaume Haudent, Guillaumus Houdens en latin, né au xve siècle et mort vers 1558, est un poète moraliste français.

Il a écrit  un recueil de fables en 2 volumes intitulé : « Trois cent soixante et six Apologues d’Ésope : traduits en rithme françoise », Dugord, Rouen, 1547.

 

Cliquer sur ce lien pour lire ses fables sur le site de la BNF (Gallica)

 

Gilles Corrozet

(1510 -1568)

Libraire et imprimeur, il est l’auteur de nombreuses œuvres didactiques.

Il versifia en langue française les fables d’Ésope en 1542 dans un ouvrage intitulé :
Les Fables du très ancien Esope, mises en rithme françoise 

Cliquer sur ce lien pour lire les fables de Corrozet sur le site de la BNF (Gallica)

 

Isaac de Benserade

(1612 -1691)

Poète, courtisan et bel esprit, Isaac de Benserade fut le protégé du cardinal de Richelieu, du duc de Brézé, de Mazarin et de Louis XIV et fut adulé par les milieux mondains de son époque.

Pensionné à la hauteur de six cents livres par an par Richelieu, on lui doit une épitaphe humoristique à la mort de ce dernier : « Cy-gist, oui, gist, par la mort-bleu ! Le cardinal de Richelieu ; Et ce qui cause mon ennui, Ma pension avecque lui ».

Il faisait partie du petit cercle qui se réunissait chez Mme de La Vallière qui l’avait pris en grande amitié.

Diseur de mots d’esprit, de galanteries ou de propos piquants, très apprécié à la cour, fêté dans la société mondaine, il  était réputé pour ses impertinences et pour ses épigrammes qui lui valurent beaucoup de succès et quelques bastonnades.

Il connut le succès avec quelques tragédies, des poèmes et des ballets de cour dont il s’est assuré le monopole avec Lully.

Élu à l’Académie Française en 1674, il s’emploie à y faire venir La Fontaine.

Benserade était un Moderne dont les excentricités littéraires comme l’écriture des Métamorphoses d’Ovide en rondeaux furent mal reçues.

Il transforma les Fables d’Ésope en autant de quatrains en 1676.

 

On peut consulter ses fables en quatrains sur le site Wikisource:
Cliquer sur ce lien pour accéder à la transcription des quatrains sur le site Wikisource

Cliquer ici pour accéder au fac-similé de l’édition des quatrains

Portrait réalisé par un anonyme faisant partie d’un ensemble de 94 portraits d’académiciens commencé en 1685. La date de 1674 correspond à la date de l’élection de Benserade à l’Académie Française.

Voici un site très complet pour en savoir plus sur Benserade :
http://www.benserade.fr

Charles Perrault (1628 -1703)

les fables et le labyrinthe de Versailles

 

Connu pour ses contes, Charles Perrault a aussi repris des fables.

En 1669, Charles Perrault aurait proposé de créer le  » labyrinthe de Versailles » pour l’éducation du Dauphin. Construit par Le Nôtre de 1672 à 1677 dans un bosquet du parc de Versailles, il s’agit d’un circuit ponctué de statues et de fontaines illustrant plusieurs fables d’Ésope.

39 fables sont représentées sur des fontaines. Dix-neuf sculpteurs ont travaillé pour réaliser les 330 animaux de plombs sculptés et peints de couleurs très vives qui composent ces fontaines.  Les animaux avaient la bouche ouverte pour laisser passer des jets d’eau symbolisant la parole.

Des légendes en vers accompagnaient chaque fontaine, gravées en lettres d’or sur des plaques de bronze peintes en noir. Il s’agissait  des quatrains d’Isaac de Bensérade, poète de cour très en vogue (voir plus haut).

Pour en savoir plus sur le labyrinthe de Versailles:
Cliquer ici pour accéder au site du château de Versailles

Charles Perrault publia en 1675 Le Labyrinthe de Versailles, un ouvrage comportant dans une première partie la présentation des fables et la description des Fontaines et dans une seconde partie 40 gravures de Sébastien Leclerc représentant le plan et l’entrée du labyrinthe ainsi que les trente-huit fontaines qui existaient alors, avec en vis-à-vis les quatrains d’Isaac de Benserade.

Cliquer ici pour accéder à l’ouvrage sur le site gallica.bnf

La même année, Perrault publie  « Recueil de divers ouvrages en prose et en vers : dédié à son altesse Monseigneur le Prince de Conti  » qui contient un chapitre intitulé: le labyrinthe de Versailles. Il y compose sa propre version des  fables du labyrinthe en transposant la morale dans le registre de la galanterie : on a ainsi un parcours initiatique de l’amour, une suite de préceptes destinés à guider les amants dans le labyrinthe de l’amour.

L’ouvrage est consultable sur le site books.google :

Cliquer ici pour accéder à l’édition originale

La retranscription  de ces fables est téléchargeable en PDF ou Epub sur le site bouquineur.com :

Cliquer ici pour télécharger les fables sur bouquineur.com

Faute d’être entretenues, les fontaines furent abandonnées et le labyrinthe détruit en 1775,  sous le règne de Louis XVI. Il fut remplacé par le bosquet de la Reine.

En 2008, une campagne archéologique a permis de retrouver les fondations de plusieurs bassins. Un document sur le site du château de Versailles permet d’en savoir plus sur ce labyrinthe et sur ces fouilles :

Cliquer ici pour voir l’article

 

 

Perrault a également écrit une très belle biographie de La Fontaine dont il était l’ami et le confrère sur les bancs de l’Académie Française.

Perrault a traduit les Fables de Faërne, mais en les modifiant assez souvent, parfois à tel point qu’on pourrait tout simplement les nommer « Fables de Perrault ». Elles méritent cependant d’être plus connues qu’elles ne le sont.

 

Portrait de Charles Perrault par Charles Le Brun

Charles Perrault a également publié une traduction des Fables de Faërne.

Gabriele Faerno était un humaniste et écrivain italien du xvie siècle. Il a notamment écrit des poésies latines, les plus importantes étant les Fabulae centum ex antiquis auctoribus delectae et a Gabriele Faerno Cremonensi carminibus explicatae, publiées à Rome en 1563.  Ce recueil a été traduit en vers français par Charles Perrault et imprimé à Paris en 1699 par Jean-Baptiste Coignard.

Henri Richer

(1685 -1748)

Avant d’être écrivain et poète français, Henri Richer était avocat au parlement de Rouen.  Mais, attiré par la littérature, il renonça au barreau et « monta » à Paris pour tenter d’y réussir comme poète.

Il acquit une certaine notoriété notamment grâce à ses recueils de fables. Henri Richer est en effet réputé pour avoir écrit des poèmes de même style que Jean de la Fontaine

Il a publié :

Fables nouvelles mises en vers, Paris, 1729, 2 vol. in-12 (rééd. 1744, 2 vol. in-12 ; 1748, 1 vol. in-12), dédiées à « Son Altesse Sérénissime Monseigneur le Prince de Conti  »

Fables nouvelles mises en vers… par M. Richer en 1729

Fables choisies et nouvelles, mises en vers… avec une vie d’Ésope… par M. Richer en 1744

 Fables nouvelles mises en vers, avec la vie d’Ésope tirées de Plutarque et d’autres auteurs, par M. Richer en 1748

 

Les fables à l’époque contemporaine
(XIXe- XXIe siècle)

Pierre-Louis Jauffret  

(1770- 1850)

Il fut proviseur du Lycée de Monbrison, puis secrétaire de la Faculté de Droit à Aix-en-Provence.

Pédagogue novateur, pionnier de l’anthropologie, moraliste, fabuliste, il a publié de nombreux ouvrages, dont beaucoup pour la jeunesse.

Concernant les fables, nous pouvons citer ceux-ci :

  • Lettres sur les fabulistes anciens et modernes, 1826, Paris, Pichon-Béchet :

Cliquer sur ce lien pour consulter le recueil sur le site archive.org

Cliquer sur ce lien pour accéder à l’E-book gratuit sur le site books.google

  • Fables nouvelles dédiées à SAR la duchesse d’Angoulême, 1815, Paris, Maradan

Cliquer sur ce lien pour consulter les « Fables nouvelles » sur le site numelyo.bm-lyon.fr

  • Trois fables sur la girafe, avec une lithographie représentant une girafe, et une notice sur cet animal, 1827, Marseille et Paris, Pichon-Béchet

Cliquer sur ce lien pour consulter « Trois fables sur la girafe » sur le site BNF-Gallica

  • Fables choisies de M. Jauffret traduites en vers latins, 1828

Cliquer sur ce lien pour consulter les fables choisies sur e site BNF-Gallica

  • Quelques fables inédites, lues aux dernières séances publiques de l’Académie royale des sciences, belles-lettres et arts de Marseille, 1838

Cliquer sur ce lien pour consulter « Quelques fables inédites » sur le site BNF-Gallica

Portrait de Pierre-Louis Jauffret (auteur inconnu)

Fables et pédagogie au XIXème siècle

Le XIXème siècle est celui où La Fontaine prend toute sa place à l’école. Les fables constituent notamment un point de départ à des leçons de chose.

 En 1810, Pierre Blanchard publie : La Fontaine des enfans ou Choix de fables de La Fontaine, les plus simples et les plus morales, avec des explications à la portée de l’enfance.

Il y commente longuement chacune des fables dans un but didactique.

    

Cliquer sur ce lien pour consulter l’ouvrage sur le site de la BNF Gallica

D’autres auteurs ont commenté et analysé les fables. Cela fera l’objet d’un autre article.

 

De nos jours

Pour citer quelques réécritures contemporaines des fables,  voici quelques ouvrages :

Les Fables de La Fontaine dynamitées
d’ Alexandre Jardin et Fred Multier
aux éditions Calmann-Levy

Ce sont 10 fables réécrites par Alexandre Jardin et illustrées par Fred Multier.

 

Après vous, M. de La Fontaine – Contrefables
de Gudule
chez Hachette Jeunesse.

Voici la présentation de l’ouvrage sur le site de l’éditeur:

« Et si, après avoir été chassée par la Fourmi, la Cigale devenait chanteuse et se taillait un beau succès ? Et si le Lièvre aux pieds agiles profitait de ses talents de coureur pour tirer la Tortue d’un mauvais pas ? Et si le Loup promettait de laisser les agneaux du berger tranquilles. Et de devenir végétarien ? »